Non classifié(e), Pôle Sud

Promotion de l’agriculture contractuelle inclusive en Algérie

Clôture de la formation des conseillers en Agriculture Contractuelle

Dans le cadre des résultats 2 et 3 du programme d’appui au secteur le l’agriculture , y compris la gestion de l’eau et la pollution agricole( PASA) visant à introduire l’agriculture contractuelle (AC) dans les filières appuyées par le pôle sud, qui s’est déroulée en deux sessions, du 20.03.2022 au 24.03.2022, à Biskra et du 1 au 2 juin, à Alger, au profit de 20 participants et participantes représentant différentes structures publique et privés, a été clôturée avec un grand succès.

Ces deux sessions de formation, ont été suivit d’un atelier sur le développement d’une feuille de route pour promouvoir l’agriculture contractuelle inclusive en Algérie, tenue le lundi 06 Juin 2022, à l’Institut National de Recherche Agronomique d’Algérie (INRAA), en présence des partenaires du PASA Pôle Sud, publics et privés.

Elaboration d’une feuille de route pour promouvoir l’agriculture contractuelle inclusive

Cet atelier a comme objectif d’initier des programmes de promotion de l’AC inclusive en Algérie afin d’assurer un accompagnement rapproché et compétent (coaching) des entreprises privées de transformation et/ou de commercialisation/ exportation et de leurs réseaux d’agriculteurs dans l’amélioration de leurs modèles d’affaires AC existants ou dans le développement de nouveaux modèles.

Lors de cet atelier, les participants ont reçu des explications autours du processus et les mesures prises par PASA pour lancer cette approche (AC) jusqu’à ce jour, notamment l’analyses rapides du contexte des filières dattes, piments et pommes de terre, les acteurs clés (opérateurs au long des CVA et structures publics et privé de support), atelier de sensibilisation fin 2021, réalisation de la première formation (FdFC I) au mois de mars 2022, jusqu’à  la réalisation de la deuxième formation (FdFC II) au mois de mai-juin.

Aussi, les modérateurs ont procédé à une récapitulation de cette approche comme modèles d’affaires d’agriculture contractuelle inclusifs.

En outre, des témoignages des représentant d’une entreprise coachée, de producteurs coachés, des membres du comité de sélection des candidatures des conseillés formés ont été introduit, afin de procéder enfin, au développement de feuilles de route pour initier des programmes de promotion de l’AC inclusive en Algérie.

Les participants à cet atelier ont achevé leurs travaux par des propositions d’élaboration d’une feuille de route, entre autres, la nécessité de faire un réel rapprochement entre les agriculteurs et les entreprises agroalimentaires, et ce, à travers l’organisation des séances avec les opérateurs économiques et leur faire cette proposition de l’AC : « sensibilisation et influence des individuels Aussi, à travers le développement et amélioration des prestataires (système banquier) afin de répondre aux nouvelles conditions de l’agriculture et l’intégration  d’autres institutions dans le développement de cette approche.

Du côté financement, selon les propositions, la possibilité de choisir les producteurs même les petits qui ne demandent qu’une partie de financement, citant ainsi l’exemple de production du lait/ un agriculteur qui dispose du terrain, de la main d’œuvre mais il lui manque le financement pour avoir une ou plus de vaches pour produire du lait. La solution, selon, lui est que l’acheteur/ le propriétaire de la laiterie lui achète la ou les vaches, et ensuite le paiement se fait par la production étalée sur quelques années. 

L’AC comme accords (formels ou informels) entre des agriculteurs/ trices et organisations professionnelles agricoles

Il est à rappeler que, dans cette perspective, l’agriculture contractuelle (AC) désigne une forme de structuration reposant sur des accords (formels ou informels) entre des agriculteurs/ trices, éventuellement leurs organisations professionnelles agricoles (OPA), et une entreprise privée qui achète les produits agricoles pour les transformer et/ou les commercialiser.

L’objectif est d’intégrer durablement les agriculteurs/ trices dans les chaînes d’approvisionnement de ces entreprises. Si bien conçue et bien gérée, l’AC permet d’une part aux agriculteurs/ trices de bénéficier d’un meilleur accès aux intrants, aux services de conseil, éventuellement à la mécanisation et au financement, et aux marchés ; et d’autre part, aux entreprises privés de transformation ou de commercialisation/ exportation de bénéficier d’un approvisionnement plus fiable en termes de volumes, de qualité et de délais de livraison.

Pour autant que les deux parties contractantes, les petits agriculteurs/ trices et l’entreprise, profitent de cette forme de partenariat (situation gagnant-gagnant), le système AC remplit les critères d’un modèle d’affaires inclusif (‘inclusive business model’) et on parle de modèles d’affaires d’agriculture contractuelle inclusifs. Pour réussir le processus exigeant de transformation de relations d’affaires actuellement fragmentées vers des chaînes d’approvisionnement efficaces, les entreprises et leurs réseaux d’agriculteurs/ trices ont besoin d’un accompagnement rapproché professionnel et compétent en forme de coaching. Afin de promouvoir l’AC inclusive dans les CVA dattes, piments et pommes de terre, le PASA a lancé un processus de sensibilisation des secteurs public et privé au potentiel de l’AC en tant que moteur du développement économique rural.

En outre, le programme a commencé à piloter l’approche de coaching en AC en accompagnant des modèles AC dans les trois CVA appuyées par le PASA et est sur le point de créer un pool d’experts de coachs/formateurs en AC. La méthodologie et les outils développés par la GIZ pour promouvoir l’AC en tant que modèle d’affaires inclusif, utilisés dans plusieurs pays soit par la coopération allemande soit par d’autres partenaires publics et privés, servent d’approche pour promouvoir l’AC inclusif dans le cadre du PASA.