En Algérie, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire revêtent une importance primordiale dans l’économie nationale dans la mesure où elles contribuent à assurer la sécurité alimentaire du pays. En 2016, elles emploient, à elles seules, près de 23% de la population active et contribuent aujourd’hui à 12% du produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie (dont 2% pour l’industrie agroalimentaire (IAA)).

Cependant, le secteur de l’agriculture fait face aujourd’hui à un double problème : d’une part le recours aux importations pour les principaux produits et intrants agricoles, d’autre part la faiblesse des performances au niveau des systèmes de production, de transformation et de commercialisation pour des produits destinés tant au marché national qu’à l’exportation.

Cette nouvelle politique a été élaborée autour de quatre axes, à savoir :

  1. L’investissement privé comme moteur de croissance,
  2. L’intégration comme méthode pour la construction de chaînes de valeurs,
  3. L’innovation pour la mobilisation, la diffusion et l’appropriation et
  4. La participation efficiente des acteurs. Elle place notamment l’accent sur la poursuite de l’intensification intégrée des filières agricoles, en privilégiant l’accroissement de la production dans un but de substitution à l’importation et de promotion de l’exportation. « Felaha 2019 » définit quinze filières stratégiques de l’agriculture nationale, dont les filières oléicoles, phoenicicole et maraîchage.

En mars 2010, une stratégie industrielle dédiée au secteur des IAA a été élaborée. Elle a été définitivement adoptée en 2013. Cette stratégie se décline en six axes :

  1. Accroître la productivité de l’industrie,
  2. Densifier le tissu des IAA,
  3. Substituer la production nationale aux importations,
  4. Mettre à niveau les IAA et leurs partenaires publics aux normes internationales,
  5. Adapter les produits pour les marchés à l’export et
  6. renforcer les compétences managériales des entreprises. L’industrie agroalimentaire constitue effectivement un des moteurs potentiels de la croissance économique hors hydrocarbures. Il s’agit cependant d’une industrie déconnectée de l’amont agricole, puisque 72 % des consommations intermédiaires sont importées.

Elle place notamment l’accent sur la poursuite de l’intensification intégrée des filières agricoles, en privilégiant l’accroissement de la production dans un but de substitution à l’importation et de promotion de l’exportation. « Felaha 2019 » définit quinze filières stratégiques de l’agriculture nationale, dont les filières oléicoles, phoenicicole et maraîchage.

SUIVEZ-NOUS SUR FACEBOOK